Les intérêts des visiteurs

Les contacts que nous avons avec quelques visiteurs : visites, conférences, internet et autres, nous conduisent à distinguer deux groupes parmi eux :

  • la plupart qui viennent au pont du Gard, s’émerveillent, admirent les vieilles pierres et apprécient la lumière au travers des arches et les couleurs surprenantes des collines. Mais ils se contentent de longer l’ouvrage d’un bout à l’autre. Ils descendent parfois jusqu’aux berges de la rivière, prennent des photos puis ils reviennent ; ils ont payé leur entrée sur le site, ils ont vu le pont du Gard … et ont laissé quelques euros à la cafeteria ou à la boutique.
  • D’autres, moins nombreux mais plus sensibles au site exceptionnel, sont avides de questions s’ils trouvent des réponses. Tout les intéresse : le monument, l’architecture, les moyens mis en œuvre pour la construction, le tracé de l’aqueduc, son fonctionnement, la durée de sa construction et son prix de revient. Ils ne trouvent pas de réponses sur place, car pour les trouver – et s’ils les trouvent-, ils devraient parcourir 300 m pour se rendre à la Grande expo déjà vieillotte, mal éclairée et dissimulée dans un sous-sol qu’on atteint après avoir descendu un escalier de gare prolongé par un hall froid d’aspect, sans vie où la signalétique mériterait d’être revue.

Sur le plan culturel, il resterait peu à faire au pont du Gard. Simplement respecter le cahier des charges primitif :

  • développer une véritable politique culturelle – et ce ne serait pas ruineux!-,
  • mettre une bibliothèque à la disposition des visiteurs, comme cela était également prévu en 1996. Le local existe et l’équipement aussi. Il suffirait d’assurer son gardiennage,
  • présenter des expositions permanentes à vocation pédagogique, ayant trait au monument et à son site-
  • offrir des visites spécifiques et suffisamment élaborées – La matière première existe. Nous avons créé à cet effet un groupe pédagogique que j’ai eu le plaisir de présider,
  • donner enfin un sens à ce site, classé, mondialement connu et qui mériterait de jouer un  rôle autre que celui de hall d’expositions temporaires, d’attractions populistes, de feux d’artifices polluants

laissant à d’autres sans passé à défendre et sans Histoire  à rappeler, l’utilisation comme ils l’entendent de leurs carrières béantes et leurs garrigues  non classées ; ils ne gâcheraient rien.

Claude Larnac

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