Un séjour découverte de l’aqueduc de Fréjus, sous la conduite de Jean-Marie Michel, l’archéologue qui en a fait, avec Chérine Gébarra, l’étude complète.
Parcours découverte des vestiges de Forum Iulii (Théâtre romain, Porte des Gaules, enceinte, Amphithéâtre, Musée archéologique) guidés par Jérôme Antonioli.
Visite privilégiée de la Crypte archéologique du vivier romain et du site archéologique de la Plate-Forme, commentée par Julie Mariotti, Cheffe de projet Ville d’Art et d’Histoire. Direction de l’Archéologie et du Patrimoine, Ville de Fréjus.
Découverte de l’ensemble épiscopal, avec Hélène Garcia, archéologue de la ville de Fréjus, spécialiste de la période médiévale.
Visite de la chapelle Notre-Dame de Jérusalem dite Chapelle Cocteau, avec Julie Mariotti.
Première journée
Arrivée pour le déjeuner à Saint Raphaël



L’après midi, nous sommes allés voir d’une part, la Porte de Rome, lieu de jonction de l’aqueduc avec les remparts, sur lesquels il était posé jusqu’à la colline du Moulin à Vent, lieu présumé du castellum. Puis en remontant jusqu’au Parc Aurélien, dans lequel des séries d’arcades subsistent, avant que la canalisation disparaisse sous terre.
D’autre part, en bordure du lotissement Vert Estérel, nous avons pu voir les arches Bérangier, une série de 5 arches très bien conservées.


















Après cette après-midi, dépôt des bagages à l’hôtel, moment de repos, piscine pour certain, puis repas du soir, en bordure de plage, avant une nuit bien méritée.

Deuxième journée
Nous avons retrouvé Jean-Marie Michel sur le parking de la Porte de Rome.
Première visite, les Arches Gargalon, une série d’arches permettant la traversée d’un vallon.
Seules celles côté amont sont visibles. Malheureusement, celles côté aval sont en terrain privé, clôturé et fermé.



Deuxième visite, les arches doubles de Sénéquier, Deux fois six arches. Les deux ouvrages s’ouvrent en pattes d’oie, les deux canalisation se regroupant en aval. Un des deux ouvrages possède un étrésillon de renfort sur l’arche centrale.






Troisième visite, les arches de l’Esquine, dont il ne reste que cinq arches sur certainement une dizaine. Sa particularité est d’avoir été doublé, mais seulement sur une moitié du vallon.






Nous nous retrouvons ensuite pour le déjeuner dans un petit restaurant de Montauroux, que nous privatisons par notre nombre.
Début d’après-midi avec la visite de la prise d’eau de l’aqueduc à la source de la Siagnole, sur la commune de Mons. Nous sommes reçus sur le site, propriété du service des eaux de Fayence, par Benjamen Ilic, un des responsables du service des eaux et passionné d’archéologie.
Jean-Marie nous fait découvrir les vestiges de la canalisation en grand appareil et la culée massive du pont qui enjambait la Siagnole.






La dernière visite de la journée sera celle de La Roche Taillée, un passage particulièrement impressionnant, avec sa tranchée de 2 mètres de large, 100 mètres de long et jusqu’à 20 mètres de profondeur. un travail nécessité par l’effondrement d’une portion de la falaise sur laquelle devait passer le canal à l’origine. On peut remarquer l’arche laissée, servant d’étrésillon, afin de limiter le risque d’un nouvel effondrement.



Troisième journée
Le matin : Parcours de Forum Iulii, guidé par Jérôme Antonioli
Première visite, La Porte des Gaules, aujourd’hui murée, elle s’ouvrait autrefois sur la ville par une large porte charretière, encadrée par deux poternes. L’hémicycle demi-circulaire de 50 mètres était lui-même bordé de deux tours rondes. On peut encore voir le dallage de la via Domitia.



Deuxième visite, l’Amphithéâtre, monument majeur de l’époque romaine, il date de la fin du 1er siècle de notre ère. Il pouvait contenir 12000 spectateur. Aujourd’hui, amputé de sa façade et d’une portion des gradins, il peut en recevoir 5000. On peut regretter les restaurations largement bétonnées.








Troisième visite, Le musée archéologique, qui se situe dans une portion de l’ensemble épiscopal. Les collections archéologiques proviennent du territoire de Fréjus. La pièce principale est l’Hermès bicéphale devenu le symbole de la ville de Fréjus. Ce buste en marbre a été découvert en 1970.









Visite suivie du déjeuner dans un restaurant à proximité.


L’après midi commence par la visite de la Crypte archéologique du vivier romain. En 2008, lors d’une opération de fouilles préventives, dans le cadre d’un projet immobilier, les archéologues de Fréjus découvrent un vivier romain remarquablement bien conservé, témoin exceptionnel de l’ingéniosité romaine.















En deuxième visite, ce sera Le site archéologique de la Plate Forme. Elle sera inaugurée le 18 septembre, nous avons droit à une visite privilégiée. Un des sites archéologiques les plus riches de Fréjus. Sur place on y trouve les vestiges d’une demeure antique monumentale ainsi qu’une citerne romaine enfouie et magnifiquement préservée.






Quatrième journée
La matinée débute par la découverte de groupe épiscopal, avec Hélène Garcia. Un complexe monumental unique en France. Il témoigne de l’importance spirituelle et administrative de la cité dès l’Antiquité. Il comprend :
La Cathédrale Saint-Léonce, qui comprend deux nefs accolées. L’une de structure paléochrétienne (nef Saint-Étienne), et l’autre, romane (nef Notre-Dame) construite ultérieurement.









Le Baptistère paléochrétien, qui date de la fin du IVe, début du Ve siècle. C’est un des plus ancien de France, surtout conservé dans un tel état.






et le Palais Episcopal, devenu l’hôtel de ville de Fréjus, ainsi que quelques vues de l’extérieur. Ancienne résidence fortifiée des évêques construite aux XIIIe et XIVe siècles. Ses allures de château fort, avec la tour Riculphe, permettait aux évêques de marquer leur domination.









A partir de 11 heures, nous avons rejoint une autre guide, chargée de nous faire une visite commentée, d’une part des portes de la cathédrale pour laquelle nous avons eu droit à une description détaillée de chacun des panneaux sculptés dégagés et visibles pour cette occasion.


















Après ces magnifique porte, nous sommes allés visiter le cloître de la cathédrale, toujours accompagnée de la même personne. Ce cloître date du XIIIe siècle, mais après un différent avec les évêques, est devenu un bien propre des chanoines. Les voûtes de pierre on été remplacées au XIVe siècle par la charpente en mélèze richement décorée. Une iconographie remarquable.C’est de cette époque que date la galerie supérieure. Le cloître était un lieu de passage desservant les différents lieux de vie de chanoines : le bâtiment du prévôt , la salle capitulaire , le grenier et le cellier.























Encore une belle journée, pleine de découvertes, qui va se poursuivre après le déjeuner.


Avant de prendre la route du retour, Julie Mariotti nous a invité à venir faire la découverte de la chapelle Notre-Dame de Jérusalem dite Chapelle Cocteau. Celle-ci, est située à la périphérie de la ville dans un parc. C’est à la fin de 1962 que Cocteau accepte de créer ce sanctuaire. Il en choisi l’emplacement, en conçoit les plans et toute la décoration. Il n’en verra malheureusement pas la réalisation finalisée, décédant pendant sa construction. Tout a été réalisé après sa mort en respectant scrupuleusement son projet.






















